Je vous raconte mon Baby-Blues

Hello les filles !

Je n’ai pas écrit d’article depuis un petit moment ! Je crois que j’ai étais beaucoup trop optimiste en pensant avoir le temps de publier un article deux fois par semaine ! C’était bien sur sans compter sur ma Pepetta qui ne me laisse pas une minute de répit !

On les aime nos p’tits bouts mais punaise ! Qu’est ce qu’ils nous usent !

Ce soir papa a pris la relève je peux donc écrire un article !

Je vous ai raconté la naissance de Théa il y a quelques semaines ( voir l’article Ma baby Shower ), j’ai cette fois envie de vous raconter comment je vis mon BABY-BLUES ! !

Il m’en aura fallu du temps à me décider à écrire cet article, entre la pudeur de ces instants mais aussi l’envie quelque part d’oublier. Mais je me suis dit que finalement cette histoire c’est notre histoire, ce sont les premiers mois de vie de notre fille mais surtout un hymne au courage que je veux vous raconter !

J’ai vécu les premières heures de vie de ma fille à distance ! Et je crois que c’est au fond ce qui me fait le plus de mal dans cette histoire ! Je ne sais pas finalement qui de moi ou de Théa a été arraché à l’autre… Je n’ai pas tout de suite réalisé qu’elle était là ! Étrange sensation après un travail et un accouchement physiquement douloureux de ne pas se souvenir des minutes et des heures qui ont suivi !

Lorsque les médecins nous ont annoncé que la sortie de Théa serait pour dans quelques jours, nous étions dans une euphorie étrange comme une seconde naissance ! Nous allions ENFIN pouvoir débuter une vie de famille normale.

Le retour à la maison fût pour nous stressant comme jamais ! Quel paradoxe de vouloir se retrouver enfin seul avec notre fille mais de ressentir le manque de ce service néonatal.. .

Après tout, l’hôpital fut notre maison pendant 3 mois, et j’ai surtout réaliser que pendant ces 3 mois mon bébé, mon sang, ma chair ne devait sa survie qu’à ces soins et machines… comment j’allais faire moi avec ce bébé si fragile cet inconnu qui ne m’a pratiquement pas sentie, qui partageait ses nuits avec les infirmières et les bip incessants, le silence et le calme de la maison me fût presque insupportable les premières semaines !

Et puis les jours passent…

Après deux arrêts respiratoires, deux retours à l’hôpital, de la perte de poids, une alimentation quasi inexistante Théa à pris des forces elle nous a fait confiance, nous étions nous sommes pardon, ses parents. Ce petit être a commencé à prendre du poids 2kg, puis 3 puis 4 puis 5 !

Les semaines défillent tu te sens fatiguée irritable tu mets ça sur le coup des hormones ou du manque de sommeil, après tout ces 3 derniers mois ont été intense et stressant ! Ton moral n’est pas la, cette vie tant rêvé n’est pas si bien, alors tu te sens honteuse ! Honteuse de penser ça alors tu ne dis rien…

Ton conjoint le remarque que tu ne vas pas bien, il t’en parle… alors tu lâches le morceau, le mot « Baby blues » sort de ta bouche comme un morceau de viande coincé dans ta gorge qui t’étouffes. Tu te rends compte que ton mal être n’est pas passager qu’il empire et ne passe pas. Tu n’es pas seule te dit t-on….

Et puis les jours passent, ta routine s’installe tu aimes ce bébé mais il te paraît étranger il n’a rien de toi, dieu sais que Théa est pourtant calme ! Un bébé bonheur. Tu as honte et culpabilise de ressentir ça, partout autour de toi fleurissent des post Fessebook et Instagramme ( il n’y a pas d’erreur d’orthographe je vous rassure hahaha ) où l’on voit des grossesses parfaites ou des accouchements magnifique et où seul le bon côté de la maternité ressort, des mamans maquillé coiffé au teint reposé et alors tu te sens incapable car toi tu ne sais même plus à quand remonte ton dernier shampoing….

Elle commence à dormir la nuit, elle commence à sourire et te faire sourire, tu recommences à voir des amis, la famille te visite, alors tu te rends compte du chemin parcourue et la tu souffles comme pour envoyer loin les nuages noirs de ces derniers mois.

Tu t’autorises à penser au futur chose que tu ne voulais pas faire par peur que ce futur n’arrive jamais ! Ton futur , notre futur, son futur ! Pour la première fois tu prends plaisir à l’imaginer t’appeller maman pour la première fois, à l’imaginer soufflant sa première bougie ou monter sur sa première bicyclette ! Elle est en VIE et nous on a survécu à ça ! Putain punaise ouais !

Aujourd’hui je vais mieux, je crois. Bien sûr il y a des jours où je me sens vide où tout m’énerve, où une dispute de couple a éclaté et je remets tout en question jusqu’à cet enfant ! Où j’aimerais avoir une journée rien qu’a moi et puis je regarde ce bout de chou je vais tout de suite mieux, nos enfants sont de sacré moteur ! Il y a des jours où cette peur de ne pas voir grandir Théa revient, il y a des jours où ces foutus habitudes de l’hôpital reviennent, et puis Il y a des jours où tu kiffe cette vie à 3 !

Il est important d’essayer de mettre des mots sur ces maux ( applaudissez le jeu… de mots hahaha ok je sort…) d’identifier le problème et surtout de ne pas se sentir coupable de ressentir ces choses négatives.

La maternité n’est pas innée. Se sentir mère peut parfois prendre du temps et aimer son bébé aussi ! Et ça ne fait pas de nous de mauvaises personnes ou de mauvaises mère. Parfois le début de cette nouvelle vie est compliqué ou ne ressemble pas à l’idéal qu’on s’en ai fait. Être parents et le seul métier du monde qui est accessible sans formations ni diplômes, qui ne connaît pas les pauses déjeuner ou les congés ! Être parents s’apprend sur le terrain.

Se sentir mal dans ce nouveau rôle n’est pas une honte.

Il faut se laisser le temps. Le temps d’apprivoiser ce petit bébé et de s’apprivoiser soi même !

Je vous livre ici mon ressentie, ne n’est pas le meilleur ni le moins bon. C’est juste mon expérience. Nous sommes toutes des femmes fortes et des mamans formidables ! Ne l’oublions pas.

5 commentaires sur “Je vous raconte mon Baby-Blues

  1. Hello,
    Ravie de te revoir ici et de te lire. Tes mots sont très touchants. Effectivement je pense que ce n’est pas du tout simple d’admettre que l’on pas vraiment heureuse après la naissance de son enfant. On culpabilise de nos sentiments car on « devrait » être les plus heureuses au monde. Ce chamboulement tant dans notre vie que dans notre corps est très déstabilisant. Je n’ai pas vécu (je pense) de baby blues mais j’ai bien eu des coups de blues. Je « regrettais » certains soirs notre vie « d’avant » car c’était plus simple, plus facile à gérer mais la nouvelle routine à 3 s’est peu à peu mise en place, les maux de bébé sont passés et ça roule. Nous pensons doucement à un 2e, je me languis d’être à nouveau enceinte car j’ai adoré ça mais j’ai déjà peur des premières semaines surtout avec un ainé. Ce n’était déjà pas chose facile avec un! Comme tu le dis, on ne se souvient plus de notre dernier shampoing, tu manges au lance pierre ou oublie de te nourrir par manque de temps pour soi. J’ai déjà peur de ses nuits hâchées etc…
    Tu le résumes très bien, le boulot de parents s’apprend sur le tas, on est lâché sans formation ni diplôme, il n’y a que la motivation et la détermination qui comptent!

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  2. Coucou Lily ! Ton article fait du bien à lire, on est toute confrontée à ces sentiments et à la culpabilité de les ressentir. Il m’a aussi fallu du temps pour apprécier pleinement cette nouvelle vie et je t’avoue que j’ai encore des rechutes LOL même si j’aime ma fille d’une force inconditionnelle! C’est une grande etape dans nos vies de femme!
    J’espère que Thea se porte à merveille, je vous embrasse tous les 3 !

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    1. Hello Anne So ! Merci pour ton retour 🙂 on ose pas toujours parlé de ce coté de la maternité et pourtant je pense qu’on y est toutes confronté plus ou moins ! Théa va bien elle grandit à son rythme 🙂 J’J’espère que ta poupette Iris aussi 🙂 bisous à vous 3

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